De 1 à 8 ou de 8 à 1 ?

La Guemara, dans le traité Chabbat (21b), rapporte une discussion entre Beith Chamaï (l'école de Chamaï) et Beith Hillel (l'école d'Hillel), à propos de l'ordre d'allumage des bougies de Hanoucca. La Guemara, dans le traité Chabbat (21b), rapporte une discussion entre Beith Chamaï (l'école de Chamaï) et Beith Hillel (l'école d'Hillel), à propos de l'ordre d'allumage des bougies de Hanoucca.

Les premiers disent qu'on commence par allumer huit bougies, puis qu'on en enlève une chaque jour.

Les seconds, eux, disent qu'on commence par allumer une bougie, et qu'on en rajoute une chaque jour, ce qui correspond d'ailleurs à la Halakha.



La Guémara continue en rapportant différentes explications.

La première est que, selon Beith Chamaï, on allume un nombre de bougies égal au nombre de jours de fête qu'il reste, et que selon Beith Hillel, on allume un nombre de bougies égal au nombre de jours de fête déjà passés (le jour même étant inclus).

La seconde explication est que, d'après Beith Chamaï, il serait de même pour les bougies de Hanoucca que pour les taureaux que l'on sacrifiait à Souccot, et que l'on sacrifiait en ordre décroissant (13 puis 12 etc. jusqu'à 7). Et que d'après Beith Hillel, on monte en degré de sainteté, on ne descend pas.



Le Chlah Hakadoche donne une interprétation de cette Guemara qui tend à mettre tout le monde d'accord. Pour le Chlah, en réalité, Beth Shamai parle des temps futurs, alors que Beth Hillel parle de notre monde.

Explication : le Chlah dit dans le monde futur, le corps se "spiritualisera" pour devenir lumière, et ainsi ce n'est pas l'âme seule qui continuera à vivre dans le monde futur. Beith Shamaï considère donc que cet amoindrissement du matériel est nécessaire à l'accroissement du spirituel, et qu'ainsi il faut diminuer le nombre de bougies.

Beith Hillel parle, eux, d'autre chose. Ils disent que dans notre monde où le matériel se développe avec le temps, nous devons utiliser ce support matériel pour notre progression dans le spirituel.