Le eruv, pour une sémiotique de l’existence spatiale. par Mr Franck Benhamou.

Le eruv, pour une sémiotique de l’existence spatiale. par Mr Franck Benhamou.

Autour d’un livre d’A.von Busekist.

 

Le livre ‘Portes et Murs’ d’Astrid Von Busekist[1] prétend utiliser la notion de eruv pour renouveler l’approche de la notion de frontière. Dans l’imaginaire collectif cette notion est souvent liée au terme de « mur », de non-franchissement de l’espace. Or il existe une réflexion d’une infinie richesse chez les Sages d’Israël sur ces notions occupant un des traités des plus complexes du Talmud : Erouvine.

Il est interdit de transporter le Chabbat un objet d’un ‘domaine public’ à un ‘domaine privé’ et vice versa. Le point important sera donc de distinguer domaine public et domaine privé. Or cette distinction ne recouvre absolument pas la notion de propriété comme on pourrait s’y attendre.

1)      Le B-A-BA

Un domaine public est un endroit de passage du public dans une ville ou entre deux villes, ce peut aussi être une place publique où il y a un marché. Pour qu’il soit public, un espace doit être large d’une dizaine de mètres (16 amot), ne doit pas être couvert, ne doit pas être refermé par des parois ; certains ajoutent qu’il doit être journellement traversé par plus de 600 000 personnes[2]

Pour qu’il soit privé, un domaine doit être large d’au moins une quarantaine de centimètres isolé par des parois assez rigides et hautes d’un mètre.

Ce qui trouble à première vue c’est l’absence d’une distinction relative à l’appartenance du domaine : un domaine peut être public mais appartenir à une personne, alors qu’un domaine peut être privé et n’appartenir à personne.

On le constate aisément : il existe de nombreux espaces qui échappent à cette catégorisation puisque les deux définitions ne sont pas exactement opposées.

Qu’en est-il des espaces qui ne sont pas destinés au passage du public (ce qui en ferait un domaine privé), mais pour autant n’est pas entouré de parois ? Faudrait-il les considérer comme public ou privé ? Les Sages inventent un vocabulaire pour définir deux cas intermédiaires : ils définissent un ‘domaine de l’exemption’ (mékom ptor) : il s’agit par exemple d’un lieu encadré de parois, peu élevées[3], mais petit[4]. Un petit monticule en est un exemple. Un autre exemple : à partir d’un mètre au-dessus d’un domaine public.  Un tel endroit se rapproche peu conceptuellement d’un lieu de passage d’un public. Par contre le Carmélité[5] s’approche plus du domaine public : un endroit assez large, sans parois, mais qui n’est pas destiné au passage d’un public. La mer, une plaine en campagne, une cour publique recouverte en sont quelques exemples. Sans trop entrer dans les détails, dès qu’un élément de la définition d’un domaine public est manquant, on le qualifiera de carmélite.

Puisque stricto sensu la Torah n’interdit que le transfert d’un objet d’un domaine public à un domaine privé, tous les autres transferts sont –par défaut- permis : que ce soit d’un carmélite à un domaine privé, d’un mékom ptor à un domaine public…

Cependant les sages, vu la proximité conceptuelle, entre domaine public et carmélite, ont institué qu’il était interdit de transférer un objet d’un domaine privé ou d’un domaine public à un carmélite et vice versa, à moins de le rectifier par des ‘frontières’. Il ne s’agit pas de parois réelles, mais de marquages spatiaux comme des ‘structures de portes’ (tsourat hapéta’h). Cela consiste faire passer un fil (souvent fin, voire transparent) entre deux poteaux[6].

 

2)      Pourquoi l’eruv intéresse-t-il les chercheurs en sciences humaines ?

Ces quelques exemples montrent que les outils conceptuels pour exprimer la notion de frontière sont très riches. Voilà une des raisons qui a amené les chercheurs à s’intéresser à ce sujet. Il existe une très abondante littérature anglo-saxonne sur la question[7].

Mais un second match se joue pour les chercheurs : l’obligation faite selon la hala’ha de faire ces aménagements spatiaux avec l’accord des pouvoirs publics locaux. En France le refus de tels aménagements est la norme. Il n’en n’est pas de même aux USA ou au Canada. De là découle des procès : des associations de quartiers qui s’affrontent aux demandeurs d’eruv. C’est cette confrontation qui elle aussi a donné lieu à une très nombreuse littérature juridique : c’est un des thèmes principaux du livre. Ce livre tout en finesse analyse les arguments des uns et des autres. Il me parait important de signaler que l’auteur a eu accès aux sources primaires.  Mon objet, n’est pas d’en faire une synthèse[8] mais de reprendre et discuter un argument qui m’a paru intéressant.

3)      Une solution.

L’auteur propose –pour résoudre les conflits riverains juifs pratiquants- que le pouvoir public s’ouvre à une notion de tolérance qu’elle définit ainsi : « les demandes adressées à l’état sont évaluées en termes sociaux selon leur contribution à la culture politique d’une société ». (p. 128). Par cet argument l’auteure fait un travail de juriste visant à définir un critère permettant de traiter des demandes ‘religieuses’ qui émanent de la société civile. La thèse est bien étayée et mise en contexte. L’auteure défend donc –au sein de la société laïque- une forme d’écoute du religieux, qui rend la pareille au souci religieux de ne pas négliger les pouvoirs publics dans cette affaire.

Les riverains contestent l’eruv à plusieurs titres (p.82 à 85).

-          l’usage de l’espace public à des fins privées. (a)

-          L’eruv jette une aura religieuse sur le quartier. (b)

-          La voie publique ne peut servir pour des expressions ou activités liées à l’exercice de la religion. (c).

On pourrait répondre point par point à chaque argument.

-          (a) Il existe d’autres usages privés des espaces publics. Par exemple les tables des cafés/restaurants. Il existe des patentes locatives. Or précisément la hala’ha préconise de payer une somme aux pouvoirs publics pour cette location de l’espace commun.

-          (b) Rappelons que l’eruv est un aménagement tout à fait banal, pour qui n’y prend garde il ressemble à un fil électrique. L’aura n’est pas religieuse pour qui n’en connait pas les arcanes.

-          (c) Il n’y a aucune expression religieuse à travers une ‘forme de porte’, pour la simple raison qu’elle n’exprime rien : même si elle signifie pour les juifs pratiquants, pour les autres elle n’a aucune connotation.

Pour autant, même si l’on répond point par point à chacun des arguments, il me semble que ce n’est pas faire justice aux demandes d’éclaircissement attendues. En réalité, A von Busekist prend le parti de la non intervention du droit dans la sphère religieuse : c’est-à-dire qu’elle refuse une quelconque légitimité à un tribunal de juger sur le fond, de réfléchir à la demande ; la législation ne doit pas entrer dans le Talmud pour statuer légalement. Pourquoi le critère retenu par l’auteur serait-il convaincant pour les riverains pour trancher l’affaire ? Il me semble qu’il vaut mieux sensibiliser le public à la thématique profonde mais compréhensible dans ses grandes lignes.

4)      Tentative d’explicitation de la notion d’eruv.

Cet interdit (i.e l’interdit de déplacer un objet d’un domaine à un autre) est qualifié de ‘faible[9]’ par les commentateurs[10], en quoi constitue sa faiblesse ? Alors que tous les interdits de Chabat se traduisent par une transformation de matière, ici, la transformation n’est pas perceptible dans l’objet.  Par exemple, il est interdit de tuer un être vivant ; en effet, tuer est une transformation causée à un animal. Le shabbat vise à poser l’idée de création du monde (ex nihilo), comme en atteste le cinquième commandement : « Durant six jours tu travailleras et t'occuperas de toutes tes affaires, mais le septième jour est la trêve de l'Éternel ton Dieu : tu n'y feras aucun travail, toi, ton fils ni ta fille, ton esclave mâle ou femelle, ton bétail, ni l'étranger qui est dans tes murs.  Car en six jours l'Éternel a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu'ils renferment et il s'est reposé le septième jour ; c'est pourquoi l'Éternel a béni le jour du Sabbat et l'a sanctifié »[11]. Evidemment les êtres humains ne créent pas ex nihilo ; dans leur monde l’idée d’une création à partir d’un néant se montre dans la notion de transformation[12]. La notion d’effort n’a rien à voir dans les interdits de shabbat : il n’est pas interdit de déplacer des meubles chez soi. L’idée est évidente, la notion d’effort ne s’accorde pas avec celle de transcendance ; en hébreu il existe deux mots pour dire ‘travail’ : avoda et méla’ha . Le premier terme est général. Le second désigne des travaux qui visent à une transformation qui vient arranger, rectifier[13].

Qu’en est-il pour le passage d’un domaine privé à un domaine public ou inversement ?   En passant d’un domaine privé à un domaine public l’usage d’un objet en est modifié. C’est pourquoi par exemple on ne montre que rarement les objets que l’on transporte dans la rue : ils sont emballés, dérobés au regard, comme gardés à l’abri de cette modification produite par le domaine public. Certains objets perdent tout simplement leur usage dans le domaine public : à quoi sert une cuiller dans une rue ? D’autres changent radicalement de fonction : un couteau qui apparaitrait dans une rue ne serait pas pris pour un instrument de bouche mais pour une arme. Chaque exemple est à réfléchir : une poussette dans une maison ne sert usuellement à rien, c’est dans le domaine public que son usage prend son sens. Bien sûr il ne s’agit pas de rendre compte avec cette réflexion de l’infinie diversité de ces hala’hot, mais de donner une orientation.

Il faut donc définir une notion de ‘voie public’ adaptée à une telle conceptualisation. On comprend que la notion de ‘fréquentation’ soit importante. Les réflexions du paragraphe précédent ne sont pertinentes que pour autant que la fréquentation est significative. Les Sages du Talmud ont formalisé cela par des critères géométriques-géographiques sur les rues : leurs tailles, le fait qu’elles soient entourées ou traverses. La question de la propriété n’y joue pas de rôle. La confusion venant évidemment du fait qu’une voie qui appartient à une personne n’est généralement pas ouverte. Mais ce serait trahir le concept de création/transformation que de la confondre avec la notion de ‘propriété privée’.

Jusqu’à présent la dimension de fréquentation se dit en termes géométriques-géographiques. Cependant certains auteurs ne se suffisent pas de tels critères : pour eux, la fréquentation d’une rue ne doit pas se refléter en termes métriques mais dans une fréquentation réelle. Or le Talmud ne s’est pas explicitement exprimé sur cet aspect. Le critère retenu est celui de 600 000 personnes passant quotidiennement pour qualifier un espace de ‘domaine public’[14].  Or la plupart de nos rues ne sont pas l’objet d’une telle fréquentation. Elles deviennent –pour ceux qui adoptent ce critère supplémentaire- un carmélite. Or celui-ci peut se suffire d’une simple ‘forme de porte’ pour pouvoir y porter pour le différencier visuellement d’un véritable domaine public[15]. La pose de ‘forme de portes’ n’indique donc pas la fabrication d’un espace intérieur, mais la signification que l’espace enclos est un carmélite et non un domaine public[16].  Si nos rues relevaient du domaine public, il faudrait y mettre des portes véritables pour le transformer en domaine « privé[17] ».

Ainsi le passage d’un domaine privé à un domaine public (et inversement) est un travail-méla’ha qui peut être plus justement qualifié de ‘subtil’, ‘fin’.

5)      Les mots s’emballent et se confondent !

L’ensemble du débat roule sur la notion de ‘voie publique’. Par un curieux retournement, il s’avère que si la voie était vraiment publique –comme cela est évident pour les riverains non juifs-, il serait interdit d’y établir un eruv !  Toute l’affaire semble donc naitre d’un quiproquo : les juifs considèrent que la voie publique n’est pas aussi public qu’elle en a l’air, ou à tout le moins que celle-ci ne respecte pas les critères juifs de la voie public, alors que les riverains prennent comme acquis que la voie est clairement publique, en font rouler ainsi les arguments qui en découle. Le débat tourne court, puisqu’on ne s’entend pas sur les mots.

La confusion porte en réalité sur ce que représente un espace public pour les uns et les autres : dans le cadre de l’eruv, la notion d’espace public relève de critères géométriques, comme on l’a vu. Même si un espace appartient à un particulier et qu’il respecte les règles de définition de l’espace public, il sera considéré comme un espace public au regard des lois de shabbat. Dans l’imaginaire des riverains, privatiser un espace public relève de la spoliation ; c’est que l’opposition espace public/privé est mesuré à l’aune de la question de la propriété : un espace est public s’il appartient à l’Etat[18]. Or dans le cadre des interdits de shabbat, l’opposition de public à privé ne relève pas du tout de cela. Nous avons qualifié les critères de distinctions de géométriques. Là où les uns voient des questions de propriété, d’autres voient des questions d’urbanisme. Entendu ainsi il peut même se muer en attaque à la souveraineté sur le sol.

6)      Pourquoi alors que tout le monde voit les rues comme des espaces publics faudrait-il y voir des carmélites ?

C’est le critère des 600 000 personnes qui permet de le voir. Comment comprendre un tel critère ? L’interdit de transporter des objets d’un domaine à un autre est ‘subtil’. Il ne s’agit pas de contester le caractère public des rues (chacun peut y passer), mais de bien comprendre que pour qu’un objet puisse changer d’état sans que celui-ci ne soit accompagné d’une transformation physique requiert que le caractère public soit très marqué. Le problème ici posé est celui de la coappartenance d’un objet et de son espace. Si généralement un objet est ‘déposé’ dans un espace, celui-ci ne modifie pas l’objet lui-même. Mais à y regarder de plus près, nos objets sont dans des espaces bien définis et leur passage d’un espace à un autre est soigneusement codifié par l’usage[19]. Même si souvent la notion de propriété privé recouvre celle de domaine privé, on comprend que les Sages n’y voient pas une distinction pertinente eu égard aux interdits de shabbat : c’est le passage d’un public, normalisé à l’aide critères de fréquentation effective qui permet d’induire une transformation dans l’objet.   On peut voir par exemple circuler un matelas non emballé dans l’espace public lors d’un déménagement d’étudiants : tout sera fait pour qu’il ne touche pas le sol, comme si l’on voulait précisément éviter que l’objet soit transformé momentanément par le paysage ; et si un matelas est déposé dans la rue, c’est qu’il est abandonné. L’usage de l’espace public en plus d’être sévèrement réglementé par la loi, est plus encore réglementé par les mœurs et les usages.

On peut tout de même se questionner à partir de nos quelques réflexions, sur la levée de boucliers qu’occasionne chaque fois qu’un eruv s’est créé. Dans son livre l’auteur met en avant plusieurs facteurs. Un des facteurs intéressants est crucial dans la compréhension de l’eruv : une frontière n’enserre pas un groupe humain, mais définit un espace : on confond barrière et frontière. Une barrière restreint le passage, une frontière au contraire reconnait le public qui la traverse. Une barrière est signifiante pour tout le monde, une frontière ne produit du sens que pour ceux qui reconnaissent le codage qu’elle exprime. Une barrière est concrète, une frontière relève de la sémiotique !

Quand on étudie le traité Erouvine, on s’aperçoit à quel point la ville moderne est saturée de symboles et que le domaine public est précisément un lieu d’enfermement très puissant : ses usages ultra-codifiés deviennent alors un lieu de traque de toute déviance. Ce que révèle la difficulté de poser un eruv, c’est surtout l’annexion de l’espace urbain par des visions très naïves de la notion de frontière qui cache des séparations bien plus réelles qu’on s’empresse de passer sous silence. Les frontières existent bien entre quartiers : en passant d’une rue à une autre, on change de classe sociale. Les enjeux infinis autour de la carte scolaire montrent bien à quel point la question est sensible.  On préfère lisser l’espace public au nom d’une culture commune fantasmée que de remarquer les frontières socio-économiques qui découpent les villes. L’espace public devient un objet transcendant sensé exprimer l’unité d’un peuple. Nous voyons que les sages avaient un regard à la fois moins chargé de politique mais infiniment attentif à l’existence spatiale des humains.

Franck Benhamou.

 

 

 



[1] https://www.albin-michel.fr/ouvrages/portes-et-murs-9782226314970

[2] Ce point est largement débattu, nous y reviendront. Voir par exemple Michna Broura

[3] <30cm.

[4] Chacune de ses dimensions est inférieure à 40cm.

[5] L’étymologie avancée pour ce terme signifie « comme une veuve » (arméilt), c’est-à-dire qui n’est ni mariée ni jeune fille.

[6] On pourra consulter  http://www.lesitedesetudesjuives.fr/medias/files/erouv-en-metropole.pdf.

[7] On pourra consulter la bibliographie ainsi que la sitographie du livre de A von Buskist. J’ai pu noter plus de 150 articles sur le sujet depuis une dizaine d’années dans des revues universitaires !

[8] Qu’on trouvera ailleurs :  ici https://www.cairn.info/revue-projet-2017-1-page-95.htm ou là http://jewpop.com/portes-et-murs-de-astrid-von-busekist/ .

[9] Groua en hébreu, nous reviendront sur cette traduction très approximative.

[10] Tossefot sur TB Chabbat 2a, Ritva, Rachba, Rane ; Méïri donne une expression intéressante « l’esprit rechigne à qualifier de ‘travail’ le déplacement d’objet d’un domaine à un autre ».

[11] Exode 20.8-10.

[12] Même réversible. Chauffer de l’eau est interdit, même si ensuite elle revient à son état initial.

[13] Voir le commentaire du haktav véhakabalah sur Exode 35.1. Il précise « ainsi tous les actes réalisés par Dieu dans la création relèvent de la notion de mélah’a ».

[14] Ceci est un très long débat. Pour un état des lieux on pourra consulter le Biour Hala’ha sur Ora’h ‘Hayim 345/Michna broura (23).

[15] Voir Rachi sur Erouvine 2a.

[16] Cette remarque montre au passage que de traiter de la question de ‘frontières intérieure de la ville’ comme on peut le voir dans certains articles universitaires, n’est pas tout à fait pertinent : la ‘forme de porte’ ne permet que de souligner ce qui existe déjà, à savoir un carmélite.

[17] A ce niveau-là, le lecteur aura compris que ce terme n’est pas adapté.

[18] Je pose ici une définition : elle n’a pour but que de rendre compte de l’imaginaire collectif sur la question territoriale. Je ne suis pas juriste, et imagine bien que la question doit être largement débattue en droit positif. On pourrait aussi remplacer état par ‘peuple’, ‘nation’. Dans un tel imaginaire, il n’y a pas de place pour définir un espace géographique en termes de ‘souveraineté juridique’ ; dans ce cadre évidemment le débat devient beaucoup plus simple puisque précisément le fait de demander l’autorisation aux pouvoirs locaux est une reconnaissance explicite de la souveraineté.

[19] Notes à l’usage des « anciens ». L’usage du téléphone dans l’espace public a été lent : introduit progressivement par l’usage. De même la consommation des fasts foods en pleine rue, même si elle ne choque plus, n’est fréquente que pour certaines catégories de la population et est un marqueur social.